Bonne année, bonne santé

Avec les vœux de cette année 2018, j’aurais un vœu à faire : ne plus entendre «pas le choix, je n’ai pas le choix». Par exemple « toi, tu as une bonne santé , moi j’ai pas de chance, pas le choix ». Ce qui pourrait bien sûr se transposer dans tous les domaines de la vie : argent, amour, famille, enfants  ou à la vie en général.

Pas le choix, le choix.
De la chance,  pas de chance.

 

Quand « j’ai de la chance» devient « j’aide la chance»

J’ai eu beaucoup de chance, de chances mais  peut-être pas là où on voudrait le penser.

J’ai eu la chance de prendre les bonnes décisions certes… après  en avoir pris quelques moins bonnes : on ne divorce pas d’un mariage heureux. Mais si le choix du divorce reste un bon choix, le mariage en lui même ne saurait être un mauvais choix puisque de cette union sont nés 2 enfants.

Par contre, j’ai choisi d’accepter des conditions financières imposées et strictes pour en terminer au plus vite. C’est un choix discutable, sans doute mais c’était le mien. Et j’ai assumé cela sans m’en plaindre parce que je connaissais les raisons et les motivations qui ont conduit à ce choix-là.

Assumer ses choix n’est pas facile. Mais on y gagne en force, courage et volonté. Et là oui, je peux dire : « Quand j’aide la chance, j’ai de la chance.»

 

Dire «pas le choix est un choix»

C’est rentrer dans un costume de « à quoi bon?» «ça ne sert à rien» «pas la peine, de toute façon, cela ne sert à rien .»

C’est nourrir l’idée qu’il n’y a pas de solution, de ne même pas en chercher et donc préférer se plaindre.

C’est laisser les autres, l’autre, décider pour mieux retomber dans le «pas le choix » et subir, encore et encore.

Et, c’est finalement endosser un rôle de victime, plaintive voire «martyre».

Pas le choix. Pas de chance. Disque rayé à jamais.

Et forcément les choses vont se répéter encore et encore…

 

Pourquoi choisir ?

Parce que même si je ne peux pas choisir tous les événements de la vie, je peux modifier mon approche, mon regard et chercher des solutions. Rechercher la solution la meilleure pour le moment.

Parce que je deviens alors responsable de mes actes et créatrice de mes actions.

Parce que cela me permet de retrouver une autre posture dans la vie : un peu plus de liberté  et un début d’ouverture sur la vie vivante et respirante.

Et enfin le plus important à mon sens : c’est qu’en me remettant debout et en redevenant responsable, je donne aussi à mes enfants des «Oui, c’est possible.»

Et si je me trompe ? Là encore j’assume. Je fais le bilan et je redéfinis d’autres choix, un pas après l’autre. Et je peux aussi me féliciter de faire ce choix là maintenant, de pouvoir le faire.

 choix

Et pour nos enfants

Entre «tout leur imposer» et qu’ils n’aient aucun choix (vous faites tous les choix en théorie) ou bien les laisser choisir pour tout et qu’ils aient tous les choix (et donc vous aucun…:)), il y a tout de même beaucoup de variantes.

Et choisir cela s’apprend, comme cuisiner ou se laver les dents.

On peut les aider à choisir et donc à grandir.

Quelques pistes :

Au petit-déjeuner, on peut proposer un choix entre 2 types de pain, 2 jus de fruits ou 2 yaourts. Et certains jours pas de choix ou plus de choix. On finit ce qui est dans le frigo parce que demain on va faire les courses. Et là on pourra de nouveau choisir ses céréales ou ses fruits .

Astuce : proposer un choix entre 2. Question de prix et donc de budget mais aussi parfois en accord avec la saison.

L’autre raison est qu’il est souvent plus facile de répondre par oui ou par non que de répondre à une question plus large qui peut laisser un «blanc» ou donner une réponse récurrente sans vraiment de choix.

Exemple : Ça te dis, des œufs avec les pâtes d’hier et du fromage ? Ou tu préfères une tarte tatin ou un crumble aux pommes ?

Un repas par semaine : libre de menu, on choisit et on cuisine ensemble. Vendredi soir ou le dimanche midi.

Le soir, on aide l’enfant à choisir ses vêtements pour le lendemain. C’est de plus en plus facile avec les ressources connectées de connaître la météo et donc de prévoir. Ce qui évite aussi les prises de tête du matin et facilite le démarrage de la journée pour une maman solo soucieuse que tout se passe au mieux.

Voilà pour aujourd’hui.
Avec un peu de retard, je vous souhaite une bonne année 2018 et d’heureux choix.

A très bientôt.

 

Roselyne MOUROT pour l’Association Oze
http://www.accords-equilibre.fr